Pauline-Aimée

Épisode premier

Pauline-Aimée Favières-Delaroch, est une jeune femme discrète, un personnage en demi-teinte, tantôt de l’ombre, tantôt dans la lumière, vaguement reconnue par le grand public les milieux d’affaires la connaissent bien, mais de loin, patronne influente de presse, les revues, la mode, le luxe, ces artifices du pouvoir passent après la banque, l’industrie et la recherche, sur ces créneaux elle est une immense artiste, douée, riche, élégante, les rares personnes autorisées à la rencontrer sont toujours étonnées de son âge, au fait de sa jeune carrière elle vient d’avoir dix-neuf ans, autant dire que le monde voit en elle un génie, comme les conflits parfois ont des princes ou de grands généraux à peine sortis de l’adolescence, l’histoire l’a déjà prouvé, en sus de sa prodigieuse activité scientifique : sa beauté, dommage pour l’industrie cinématographique, ou pour les couturiers en recherche de leur égérie, mais le destin la conduit ailleurs et les vies de second rôle la laissent de marbre.

Ses parents, Gérard et Monique, l’ont élevée à la dure, elle leur doit le goût de la discipline, du travail et de la rigueur, grâce à ses talents elle a très tôt constaté que ses dons surpassaient ceux de ses géniteurs, en revanche, elle leur reconnait leur dévotion totale et leur amour indéfectible qui se traduit par un soutien plein et entier vis-à-vis de la conduite de l’entreprise, dans une famille la confiance alliée à l’ambition fait des ravages et chez les Favières-Delaroch cette force leur réussit au-delà de ce que le commun peut imaginer.

Les Favières-Delaroch sont connus dans le monde de la finance comme dans celui des courses, par exemple dans le nautisme où Pauline-Aimée sponsorise plusieurs catamarans lancés sur toutes les grandes courses du globe, dans son haras de Normandie les meilleurs entraîneurs font gagner à ses pur-sang les plus prestigieux des Grands-Prix, son goût pour la vitesse s’exerce particulièrement en Formule 1 dont là aussi une écurie de bolides lui permet de mettre à profit ses qualités de meneuse et sa passion pour la vitesse.

On le voit, assise sur des mines de pierres précieuses, des stations de forage de pétrole, ou tout en haut des tours de ses bureaux dans les grandes cités boursières, la jeune femme passe pour un ovni, mais ne croyez pas qu’elle est seule, ce sont tous les membres d’une grande famille, une véritable armada d’économistes, de juristes et d’experts-comptables qui mettent la main à la pâte chaque jour qui se lève sur l’empire des Favières-Delaroch, que la seule Pauline-Aimée, par ses décisions stratégiques et une vision du monde très affutée, a exponentiellement agrandie, elle aime conquérir, jusqu’à l’espace où il lui faut se mesurer avec les maîtres en la matière, russes, indiens, états-uniens et chinois confondus, d’ailleurs les géants européens de l’aéronautique ont très rapidement vu qu’il fallait lâcher les rênes de la recherche à cette Amazone, dont les idées pleuvent sur un corps scientifique trop heureux de trouver des pistes nouvelles à explorer, et de participer à la conquête des siècles à venir avec un cran d’avance.

Ses bureaux sont disséminés à travers la planète, elle en fait le tour avec une régularité horlogère, passant plusieurs jours en chaque lieu et place, vérifiant tout jusqu’au moindre détail comme son lointain ancêtre présumé, Alexandre le Grand, un personnage mythique qu’elle idéalise et dont l’histoire n’a pas pris le temps d’écrire ni la vie ni les actes de ses deux descendants, son fils Alexandre Aegos, issu de son union légitime avec la bactrienne Roxanne : « la Lumineuse », et Héraclès, le fils illégitime avec l’Achéménide perse Barsine, tous deux ayant été assassinés, aussi cette prétendue filiation prête à sourire ce qui ne l’empêche pas de collectionner obsessionnellement des portraits d’Alexandre dont elle passe régulièrement commande aux plus grands peintres, qu’ils soient figuratifs ou abstraits pourvu qu’ils soient audacieux dans leurs représentations parce qu’il n’y a pas de place pour l’hésitation dans le Groupe Favières, du nom de son arrière-grand-père, Edmond, fondateur du conglomérat éponyme dans lequel plusieurs millions de salariés travaillent jour et nuit, avant tout pour leur patronne, dit-on, syndicats compris, et tous sont rémunérés correctement quand les résultats sont au beau fixe, et ils y sont.

À suivre…

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Avertissement : certains personnages du roman existent dans la vraie vie.

Chaussures Ignacio

Collants Roissy

Jupe cuir Saint-Just

Redingote Salmane

Ceinture John Wood

Bustier Oasis

Collier Babylon

Coiffure Ngam

Regard Diva

Pauline-Aimée FAVIERES-DELARCOH est photographiée par Ioni JIVAGO

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