I.E.lles ne doivent pas mourir en vain

Le beau spectacle
L’Effondrement programmé
Le voilà
Il a mis sa couronne de deuil
Son voile de cauchemar
Il monte un cheval noir
D’où vient-il ce triste sire
Ce déchet de nos accomplissements
Enterrant sur son passage
Des multitudes
Des innocent.es

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INDÉCISE

L’ÉCLAT

Je suis un être délabré
Ma bouche a oublié ton goût sucré
Dans ta demeure d’avant les murs ont perlé
D’une soif au regard décharné

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HEROES

C’était en 1974, je crois, j’avais 14 ans et j’allais à l’école dans un collège de Birmingham. Filles et garçons, sur le revers de leurs blazers bleu marine, arboraient tous fièrement le badge d’Aladdin Sane, sur lequel le visage de Bowie est strié d’un éclair orange et bleu. Désormais pour moi, la musique avait un sens, un son et une émotion.

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Transmission – Ian Curtis

Depuis que j’ai entendu Joy Division pour la première fois, je ne me suis jamais lassé de sa musique. Pour Transmission, écrite par Ian Curtis et enregistrée en 1979, à défaut d’une traduction mot à mot comme c’est trop souvent le cas vis-à-vis des paroles de chansons anglo-saxonnes, j’ai préféré en extraire le sens poétique par une interprétation personnelle.

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Sympathy for the Devil

J’étais plutôt Beatles à l’adolescence parce que ma marraine m’avait offert le 45 tours de « Michelle » pour mes cinq ans en 1965. Ça date, mais je n’ai pas oublié, ni l’intention, ni l’objet, et moins encore cette mélodie fredonnant mon prénom au féminin.

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Le Cheval Octroi

Par un jeu de circonstances, j’ai pu bénéficier, du mois de janvier au mois de juin 2007, de l’occupation de l’un des pavillons d’octroi de la place Choiseul à Tours, et plus exactement celui situé à l’est, au début du quai Paul-Bert. Avant moi, Xavier BERTOLA, qui habitait lui aussi dans le quartier, en avait fait son atelier/résidence et y travaillait très régulièrement. Je pense qu’il est le premier à avoir eu l’idée d’utiliser ces monuments à des fins artistiques.

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Éloge de l’hiver

Ils m’emmerdent avec leur printemps
Ces Poètes asservis
A jour fixe
Une fois l’an
Je préfère mon hiver
Combattre l’injustice
À grands coups d’artifices
Et par tous les temps
Dénoncer la guerre

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