A propos

Salut !

Tous les débuts se suivent…

Le débat et la parole comme arène, ou cirque selon les envies, qui tournent autour d’une sphère littéraire, donc médiatique, forcément liée à l’ego, mais capable de se dépasser, de se sacrifier, de mourir.

Une réflexion sur le temps qui passe.
Notre époque, en proie à un progrès exponentiel, à toute vitesse.
Un leurre généraliste, global, à grande échelle.
Notre corps, petite puissance fragile, soumise à des agressions de toutes sortes, naturelles ou chimiques, au vieillissement et à la sénilité avant de disparaître.
Que de prétention, et moi et moi et moi…

Suis-je lucide ? Sans moyen, pas réellement. Ma non-présence sur le terrain de la guerre, ou sur celui de la politique, ne peut manifestement me donner l’exactitude nécessaire à la compréhension pleine et entière de ce que notre histoire au présent recèle comme erreurs ou injustices. Intervenir de façon citoyenne est un tâtonnement présomptueux.

Devenir son média.
Être soi autour des autres qui disent et clament des paroles de toutes sortes et qui parviennent à donner le change.
Que disent-ils ? Quelles tendances les rédacteurs-en-chef sont-ils obligés de refléter ? Celles de leurs investisseurs, peut-être.
Allez, tout le monde a raison, mais certaines de ces raisons ne concernent qu’un petit nombre. La majorité est négligeable, elle peut « crever » sur le terrain de la guerre comme dans les files d’attente des organismes de prestations sociales.

Moi, je ne reflète rien d’autre que ma prétention, ma naïveté et mon enthousiasme certain pour les choses de l’esprit, l’écriture en premier, la pensée évidemment, la vérité j’espère, l’opinion en tous les cas, la justice et, pourquoi pas, une certaine idée de la foi et de la politique.

L’écrivain ne peut qu’être partagé entre sa pensée profonde et les volontés du marché. Qu’il s’écarte de lui-même, et la société du spectacle le rattrapera pour l’utiliser comme phénomène de foire. J’ai des élans d’émotion quand je pense à la gloire, au succès, à toutes ces choses illusoires qui me seront toujours étrangères. Quand je marche, je sens le poids de la terre sous mes chaussures.

Quoiqu’il en soit je ne m’appartiens pas. La nature commandite mes faits et gestes, et la société les surveille étroitement. Dans les remous sociaux, je m’écarte et me rapproche sans cesse du vaisseau France-Europe-Monde, comme un yo-yo, sans le vouloir, parce qu’il navigue près de la porte de mon foyer, qu’il s’immisce dans ma boîte aux lettres et participe aux débats qui s’animent autour de la table de la salle à manger. Je résiste d’abord envers moi-même, envers ma paresse et mon ignorance, deux fléaux à combattre pied à pied, à chaque instant, car la vie en dépend.

Sur les réseaux sociaux la plupart des commentaires se mettent en porte-à-faux avec l’actualité. Rien de plus exaspérant de constater à quel point ces remarques peuvent être soufflées par l’inconscience, par la bêtise. Sources invérifiables, images manipulées, tout souci de vérité semble écarté du regardeur, dont on n’attend plus qu’un simple assentiment, une pression sur le bouton de son clavier, et dont on redoute le commentaire non-complaisant.

Un choc visuel et l’effet est immédiat.
Peu s’en relèvent indemne.
D’abord, comme pour le boxeur, il est vital de se redresser et comprendre, vite, pour agir, pour survivre.

Avec vous, c’est le sens que je veux donner à ce blog.

Entre autres…

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